En passant

Allaitement, mes convictions

C’est le premier sujet qui me vient à l’esprit, même si pourtant ce n’est pas la première chose dans l’ordre chronologique. Ne me regardez pas comme ça, avant même de parler de ça il y a la fameuse décision non ?

Aujourd’hui pourtant, c’est le sujet le plus vaste du moment. Le plus compliqué, le plus laborieux, le plus interrogateur je dois dire. Du coup je vous propose aujourd’hui de faire simple, en parlant d’abord de « pourquoi je souhaite allaiter ».

L’allaitement, pour moi, c’était une évidence. J’ai toujours souhaité vivre la maternité le plus naturellement possible, même si je ne voulais pas d’enfant. Je reviendrai sur tous ces sujets plus tard.

Naturellement, les mammifères que nous sommes allaitons nos petits. Il me paraissait donc assez logique de suivre cette voie. Ce n’est pas moi qui l’affirme, c’est l’académie française !

(1)MAMMIFÈRE adj. et n. m. XVIIIe siècle. Composé à partir du latin mamma, « mamelle », et ferre, « porter ».
ZOOL. 1. Adj. Qui porte des mamelles. Les chats et les chiens sont des vertébrés mammifères. 2. N. m. pl. Les Mammifères, classe de vertébrés tétrapodes à température interne constante, respirant par des poumons et caractérisés notamment par la présence de poils et de mamelles. Les Ruminants, les Félidés, les Canidés font partie des Mammifères. Les Cétacés sont des mammifères marins. Au sing. L’homme est un mammifère évolué.

Durant ma grossesse, j’ai donc pris des renseignements sur cette activité que j’allais devoir entreprendre plusieurs fois par jour. Que ce soit sur internet, dans des réunions de préparation ou auprès de mes proches (poke cousine !).

Bien sûr, on nous donne plein d’arguments pour cette activité, dont je n’avais pas besoin puisque j’étais convaincue mais voilà les principaux :

  • Le lait maternel contient les meilleurs nutriments pour le bébé
  • C’est un gain financier important
  • C’est un super moment d’échange avec son bébé
  • La perte de poids post-accouchement est plus importante

Bon personnellement, je me fiche pas mal de l’aspect financier. S’il fallait acheter du lait en poudre, je le pourrais pas de souci.

La perte de poids, bon soit. J’ai pris quand même pas mal de kilos pendant ma grossesse (environ 15kg, et ouais) et j’avoue que perdre un peu plus facilement ça peut être cool (enfin j’attends encore).

Le moment d’échange avec bébé, c’est un bon point. Pendant la grossesse, je me disais quand même que je voudrais tirer mon lait pour que le Papa puisse aussi partager ce moment avec bébé. Aujourd’hui, c’est plus compliqué ! Pour des raisons pratiques que j’évoquerai dans un autre article.

Le côté nutritif, ça j’y suis hyper sensible. Je suis intolérante aux produits laitiers, je n’en consomme donc plus depuis maintenant 5 ans, et j’ai un avis assez tranché aujourd’hui sur la question. Donc moralement pour moi, je ne souhaite pas non plus en donner à mon enfant. Enfin si, mais provenant de mon propre lait uniquement ! Je ne débattrai pas ici là-dessus, je vous laisse fouiller la toile pour trouver des infos sur le sujet. Et puis de toute façon, les anti-corps que je lui fournis sont tout aussi importants, car il y a beaucoup de choses dans le lait. Ne serait-ce que le goût des aliments que moi-même j’ingère. Ca commence à lui développer certaines sensations 🙂

Mais ce qu’on ne dit pas… c’est le reste. Tout ce à quoi on ne m’a pas préparé et qui m’est arrivé pleine tête :

  • Douleurs (crevasses, candidose…)
  • Temps passé sur une tétée
  • Inquiétude de la quantité ingérée
  • Impossibilité de sortir trop longtemps sans le petit
  • Position du bébé
  • Réveil la nuit obligatoire pour maman

Et il y en a à dire sur chacun de ces sujets bordel !

Franchement, encore aujourd’hui avec le (petit) recul que j’ai, je me dis que le biberon c’est ‘achement plus simple. Ok c’est plus cher, plus reloud à transporter car il faut prévoir plus de choses dans le sac, mais sincèrement de mon côté de la barrière ça semble tellement moins compliqué. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de contreparties, et n’expérimentant pas la chose je n’ai pas d’avis arrêté. Il y a aussi des soucis comme les coliques, les problèmes de digestion, sûrement d’autres choses auxquelles je ne pense pas. Mais ça a l’air vraiment moins contraignant.

Et je vous dis ça, mais l’allaitement se passe bien aujourd’hui après mon mois et demi de galère. Oui oui, 1 mois et demi. Et pour ceux du fond qui se disent « ouais bon, 45 jours, c’est rien ». 45 jours x 6 tétés mini (au début c’est plutôt 8 ou 9), ça fait 270 fois douloureuses, de galère, de doute, de remise en question, et je peux vous dire que c’est LONG.

 

Du coup j’aborderais ces différents points dans les prochains articles autour de l’allaitement.

D’ici là, si vous êtes une maman qui allaite ou souhaite allaiter dans pas trop longtemps, je vous laisse ici l’adresse d’un site génial, la Leche League. Vous trouverez toutes les infos nécessaires, et même de l’aide téléphonique ou physique au besoin. Sincèrement, n’hésitez pas.

Ah et bien sûr, même si le commencement est compliqué aujourd’hui pour moi c’est un plaisir, alors ne lâchez pas si telle est votre conviction 😉

 

Bisous lactés,

Votre Lulucinda

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